Obadias Ndaba

Imaginons l’Afrique en 2063

L'Afrique suscite de multiples réflexions. Un jour, elle soulève tous les espoirs avec des taux de croissance sans précédent et un potentiel incroyable. Le lendemain, un gouvernement démocratique est renversé en Afrique du Nord, un génocide germe en Afrique centrale et une guerre civile éclate ailleurs entre les deux. Et quand vous ajoutez à cela les dysfonctionnements chroniques du Congo, de la Somalie et du Zimbabwe, l'Afrique focalise soudainement alors l’attention des médias et devient pour le reste du monde un lieu de conflits insolubles, de maladies, de faim, de pauvreté et de politique tribale.

Afrique : Aller à l'école ne signifie pas apprentissage

La seconde cible des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), approuvés en 2000 par les dirigeants mondiaux, et qui arrivera à échéance l'année prochaine, est de « faire en sorte que d'ici 2015, tous les enfants, garçons et filles puissent achever leur cycle complet d’enseignement primaire ». Alors, nous en sommes aujourd’hui ?

Le paradoxe de la croissance africaine

Selon le dernier rapport de la Banque mondiale, il est prévu que le taux de croissance en Afrique subsaharienne atteigne 5,3% en 2014, contre 4,7% l'année dernière. Comparé à d'autres blocs régionaux, la croissance prévue en Afrique subsaharienne la place au troisième rang, après celles de l'Asie de l'Est (7,2%) et de l'Asie du Sud (5,7%). Toutefois, le paradoxe de ces dernières années de croissance économique impressionnantes en Afrique est qu'elle a été accompagnée par la création de peu d'emplois, et cette tendance devrait se poursuivre.