Martin van Staden

L’Afrique du Sud : Un étrange « quasi-État de droit »

La « quasi-loi » est devenue la norme en Afrique du Sud, le Parlement agissant plus par délégation de pouvoir qu’en tant qu’organe législatif qu'il est censé être. Les « quasi-lois » sont décrites par les professeurs américains Bruce Frohnen et George Carey dans leur livre « Moralité constitutionnelle et l’émergence de la quasi-loi », comme étant des mesures qui ont force de loi, sans en avoir les caractéristiques.

Afrique du Sud : le nouveau visage de l’apartheid

Sans aucun doute, la discrimination raciale était l’une des caractéristiques de l'apartheid. Cependant, diluées dans une rhétorique politique confuse, on a du mal à comprendre les raisons de l’oppression de la majorité des Noirs Sud-Africains encore aujourd’hui. Comment le gouvernement de l'apartheid a-t-il réussi à créer plusieurs générations de noirs sud-africains pauvres? La réponse est simple: en restreignant leurs droits de propriété.

Afrique du Sud : Quand le parlement se laisse manger par le gouvernement

La séparation des pouvoirs est l'un des piliers fondamentaux de l'Etat moderne et de la prospérité des démocraties. Le législateur doit créer le droit, l'exécutif doit faire respecter la loi, et le pouvoir judiciaire doit interpréter la loi et l'appliquer aux litiges. Dans une dictature, la distinction entre les différents pouvoirs est de la « théorie », alors que dans la pratique, le dictateur, le plus souvent détenteur du pouvoir exécutif, fait ce qu'il veut. Dans les démocraties libérales, cependant, la séparation des pouvoirs est jalousement gardée contre les transgressions. Ceci pour une bonne raison : seuls les élus au Parlement, qui ont reçu un mandat démocratique de la population, devraient créer la loi qui engage les citoyens.