Martin van Staden

Afrique du Sud : la prohibition de la prostitution est anticonstitutionnelle

Prohibition de la prostitution-anticonstitutionnelle en Afrique du Sud

Le président Cyril Ramaphosa a récemment annoncé que le « travail du sexe » pourrait bientôt être dépénalisé. Si cela est vrai, cela marquerait la fin d'une époque qui restera dans les mémoires comme une tâche de notre démocratie constitutionnelle. Le droit d'être un travailleur du sexe est garanti par la Constitution et son interdiction est le résultat d'une jurisprudence erronée plutôt que du respect de l’état de droit.

Afrique du Sud : l’Etat responsable de l’évasion fiscale !

Evasion fiscale causée par la défaillance de l'Etat et la corruption

Le service des impôts sud-africain se plaint de son déficit en matière de recouvrement des impôts. Il a collecté 1,28 trillions de rands au lieu des 1,3 trillions prévus, soit une différence d’environ 20 milliards de rands. Ce chiffre, comparé aux déficits des années précédentes, est nettement supérieur. Ainsi, le fisc sud-africain (SARS) est en croisade pour la moralisation fiscale. Mais comment peut-il mener une croisade aussi incandescente et irresponsable pour permettre au gouvernement de tirer davantage de richesses de citoyens productifs et d'investisseurs étrangers, alors que la corruption sévit et que l'État continue à entraver la liberté économique ?

Afrique du Sud : l’inflation législative menace l’État de droit

Dossiers de couleur- Hyperinflation legislative

L’idée selon laquelle une législature n'est efficace que si elle adopte de nombreuses lois en peu de temps doit être contestée. La qualité d'une assemblée législative ne peut pas dépendre du volume de lois produites. La grande quantité et la piètre qualité des lois émanant du Parlement sud-africain sont inquiétantes. Aucune personne ordinaire ne peut espérer en maitriser les contours du fait de cette hyperinflation de textes. Dans un tel contexte, comment parler d’État de droit ?

Contrôle des prix du fuel en Afrique du sud : un désastre annoncé!

Le ministère de l'Énergie a déclaré qu’il envisageait de fixer un prix maximal admissible pour le carburant sans plomb 93 comme mesure d'allégement au profit des Sud-Africains étouffés par les hausses incessantes du prix de l'essence au cours des derniers mois. Si l’intention semble louable en apparence, un avertissement s’impose : les contrôles des prix entraînent systématiquement des conséquences inattendues bien pires que les problèmes qu’ils sont censés résoudre au départ.

Doit-on obéir à une loi injuste ?

La loi est censée remplir principalement deux fonctions importantes dans la société: la protection des personnes et des biens, et la prévention des conflits. Lorsque la loi dépasse ces fonctions, elle devient une source de conflit, comme nous l'avons vu à travers l'histoire, en particulier dans l'histoire sud-africaine contemporaine. Aujourd’hui, la loi est instrumentalisée au service de nombreuses causes extra-légales: comme par exemple maintenir à tout prix des entreprises publiques défaillantes telles que la South African Broadcasting Corporation (Société nationale de radiodiffusion et télévision, SABC). Toutes ces déviations compromettent l’État de droit.