Louis-Marie KAKDEU

Cameroun : La rareté des semences plombe la productivité agricole !

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER), Henri Eyébé Ayissi, a procédé le 10 mars 2017 au lancement officiel de la campagne agricole 2017 au Cameroun. L’objectif du gouvernement est de booster la production agricole. Or, la place accordée aux intrants (engrais, plants, semences améliorées, etc.) est négligeable. En agronomie, la semence est l’intrant le plus important, car d’elle dépend la productivité des exploitations et la compétitivité du secteur. Comment expliquer le déficit des semences au Cameroun ?

Cameroun : pour une meilleure gouvernance foncière

Selon le ministère en charge des affaires foncières, 50% des litiges retrouvés devant les tribunaux sont fonciers. Malheureusement, cette intensification des conflits fonciers engendre le blocage des chantiers de développement. D’après la Constitution camerounaise, la propriété est le droit d’user, de jouir et de disposer des biens garantis à chacun par la loi. Normalement, la propriété d’une terre donne droit sur ce qu’elle produit et sur ce qui s’y trouve. Mais, est-ce vraiment le cas au Cameroun ?

Afrique : Stop aux essais cliniques clandestins !

Les essais cliniques représentent jusqu’à 40% des coûts de production d’un médicament et les laboratoires cherchent à les réduire en les délocalisant vers des pays à bas coûts. L’Afrique est devenue un terreau fertile pour des essais clandestins. Selon le dernier rapport de Public Eye paru à Genève fin 2016, cette pratique de délocalisation massive est inquiétante à plus d’un titre : Il s’agit de la délocalisation des risques et non de tout ou partie des entreprises. Le consentement informé des cobayes est-il recueilli ? La valorisation locale des résultats obtenus est-elle assurée? Les protocoles suivis sont-ils scientifiquement valides? Les comités d’éthique en Afrique ne sont-ils pas corrompus?

La Françafrique est-elle encore rentable?

Voulant garder son hégémonie sur ses anciennes colonies en marge des activités

Cameroun : Y a-t-il un problème anglophone ?

Depuis le 21 novembre 2016, le Cameroun traverse une énième crise sociale qui pousse certains observateurs à prédire l’imminence de l’expression sur la place publique d’un malaise généralisé. Cette fois-ci, ce sont les deux régions anglophones du pays (Nord-Ouest et Sud-Ouest) qui sont mobilisées contre la volonté de les «francophoniser». En réalité, la revendication linguistique n’est qu’un prétexte qui cache le «problème national» de marginalisation des minorités linguistique, ethnique, religieuse, etc. En effet, les motivations sous-jacentes derrière ces contestations sont l’exclusion politique et économique. De quoi s’agit-il et que faut-il faire ?