Kramo Germain

Côte d’Ivoire : Faut-il punir les fraudeurs à l’électricité ?

La fraude à l’électricité est devenue un phénomène endémique en Côte d’Ivoire. Elle touche tous les groupes socio-professionnels, du citoyen lambda aux industriels et personnalités publiques. Selon les statistiques officielles, ce phénomène a fait perdre plus de 40 milliards de FCFA à l’Etat ivoirien. Pour y faire face, le gouvernement a lancé une vaste campagne de répression qui a abouti à l’arrestation de centaines de personnes. Si le gouvernement s’en est réjoui, peut-il croire qu’elle soit la solution idoine pour juguler ce fléau? Pas sûr, et ce pour plusieurs raisons.

Comment sauver la filière caoutchouc en Côte d’Ivoire ?

La Côte d'Ivoire est le 7ème producteur mondial de caoutchouc, et assure 60% de la production africaine.  Mais, depuis quelques mois,  la Côte d’Ivoire traverse une crise de commercialisation se manifestant à travers des difficultés d’exportation et la baisse du prix d’achat. Le gouvernement attribue cette crise à des facteurs conjoncturels. Qu’en est-il réellement ?

Subventions en Guinée : un alibi pour gagner sur le dos des contribuables

Le Gouvernement guinéen vient de décider de supprimer la subvention du carburant en faisant passer les prix de l’essence, du pétrole et du gas-oil de 8 000 à 10 000 francs guinéens le litre. Il soutient que cette décision est destinée à alléger les finances publiques (les subventions et transferts ayant augmenté de 292,48% entre 2010 et 2018). Qu’en est-il réellement ?

Ethiopie : Comment réussir les privatisations ?

Le gouvernement éthiopien a pris la décision de vendre des participations minoritaires à des investisseurs étrangers et nationaux dans des monopoles d'État tels qu'Ethio Telecom, Ethiopian Airlines Eto Ethiopian Shipping & Logistics Services Enterprise. Cette décision est à saluer car elle permettra de contribuer à l’allégement du déficit public et permettra surtout de moderniser lesdites entreprises et permettre au secteur privé de relancer une croissance forte et durable avec plus de création d'emplois. Néanmoins, comment éviter le bilan en demi-teinte des privatisations en Afrique depuis les années 90 ?

Kenya : pourquoi la taxe Robin Hood sera-t-elle nuisible ?

Le gouvernement kenyan vient de décider d’abroger la loi sur le plafonnement des taux d’intérêt et son remplacement par une autre dénommée « Robin Hood Tax » qui prévoit une taxation des opérations de transfert de fonds supérieur à 500 000 Shilling Kenyan (environ 5000 $ US). L’objectif visé est d’accroitre considérablement les recettes fiscales pour limiter l’endettement. Au vu des résultats de la précédente loi, la nouvelle va-elle atteindre les résultats escomptés ? Il est permis d’en douter, et ce pour plusieurs raisons.