Kramo Germain

Ethiopie : Une bourse de matières premières au service des pauvres

L’agriculture éthiopienne a connu une révolution majeure en 2008 avec la création de la bourse de matières premières d’Éthiopie (ECX[1]). Cette bourse a été créée pour faire face aux nombreux dysfonctionnements du marché des matières premières. Alors comment cette solution basée sur l’amélioration du fonctionnement du marché a-t-elle pu servir plus efficacement les intérêts des agriculteurs éthiopiens?

Côte d’Ivoire : Le danger du blocage des prix !

Dans sa stratégie de réduction du coût de la vie, le gouvernement ivoirien a décidé de plafonner, sur une période de six (6) mois, les prix et les marges du riz, du sucre, de la tomate concentrée, de l’huile de table et du ciment. Ainsi, la tonne de ciment CPJ 32.5 et CPJ 42.5 sera désormais vendue respectivement à 90 000 FCFA et 94 000 FCFA. Quant aux prix des différentes qualités de riz, ils varient de 15 350 FCFA à 19 850 FCFA pour le sac de 50 kg. Cette décision a été motivée par la volonté du gouvernement de mettre fin à lahausse incontrôlée des prix de ces produits et aux pratiques de spéculation. Mais cette approche permettra-t-elle au gouvernement d’atteindre le résultat escompté ?

Niger : comment réussir la libéralisation du secteur de l’électricité ?

En dépit des immenses potentialités énergétiques du Niger en charbon minéral, pétrole, soleil, uranium et de potentialités hydroélectriques sur le fleuve Niger, les Nigériens ont un faible accès à l'électricité. Ainsi, le taux de couverture en électricité est de 22,7% et le taux d’accès des ménages est de 9,53%. Et quand bien même les privilégies ont accès à l’électricité, ils doivent subir la cherté des tarifs et les délestages intempestifs.

Sénégal : Quelles alternatives aux exonérations fiscales?

Dans son rapport de la première revue du programme appliqué dans le cadre de l’Instrument de Soutien à la Politique Économique (ISPE) en faveur du Sénégal, le FMI a recommandé la suppression des niches fiscales. Une recommandation qui ne semble pas au goût du gouvernement sénégalais.

Les meilleures solutions pour rendre le crédit accessible en Afrique

Le coût du crédit est très élevé en Afrique. En 2014, les taux débiteurs appliqués par les institutions financières dépassaient 20 % dans plusieurs pays du continent, dont la Gambie (28,5 %), Madagascar (60 %) et le Malawi (44,29 %). En décembre 2015, les taux d’intérêts pratiqués par les banques kényanes sont de l’ordre de 17,5 % sur leurs prêts alors que les taux de rémunération des dépôts sont souvent inférieurs à 7,9 %. Pour faire face au coût élevé du crédit, le président kenyan a promulgué une loi plafonnant les taux d’intérêt pratiqués par les banques.