Kpangui Christian Hyppolite

Affaire Soro : Ne pas succomber à l’argument souverainiste !

La révélation d’un enregistrement sonore rapportant une conversation entre le présumé Guillaume Soro, président de l’assemblée nationale, et Djibril Bassolé, le Général ayant mené le putsch raté de septembre 2015, et écarté de la course à la présidentielle au Burkina Faso, a soulevé un tollé général. Quelques jours avant la diffusion de cet enregistrement, Djibril Bassolé instruisait l’ancienne garde de Blaise Compaoré (RSP), commandé par le général Diendéré, de faire un coup d’Etat pour essuyer cet affront dont il serait victime. Auparavant chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro, qui a l’expérience de la prise du pouvoir par la force, aurait donné conseillé son ami Bassolé pour la réussite d’un nouveau plan de renversement.

Burkina Faso : Pour ou contre l’exclusion des pro-Blaise à la présidentielle?

Le Président Blaise Compaoré, après plus de deux décennies au pouvoir, entendait s’y maintenir en modifiant la constitution. Mais c’était sans compter avec la détermination des burkinabè fatigués des manipulations politiques et juridiques. Dans la foulée l’armée intervient, affirmant la dissolution de certaines institutions de la république. Le peuple qui espérait au départ un changement qualitatif de son niveau de vie, est finalement spectateur d’une situation qui de plus en plus lui échappe. C’est dans cette même veine qu’intervient le 16 septembre 2015, un deuxième coup d’Etat pour motif de violations incessantes des libertés politiques au cours de la préparation de la première véritable élection présidentielle démocratique, prévue pour début du mois d’octobre.