Hamza El Guili

Maroc : Peut-on vraiment parler de « séisme politique » ?

Après avoir reçu le 24 octobre dernier des mains du président de la Cour des comptes le rapport sur les failles de gestion du projet Hoceima Manarat Al Moutawassi (plan de développement provincialdoté d'un budget de 600 millions d'euros), un des déclencheurs des manifestations au nord du Maroc, le souverain a décidé de relever de leurs fonctions quatre ministres et 14 autres hauts responsables, tandis que cinq anciens ministres de l’ancien gouvernement ne verront plus aucune responsabilité officielle leur être confiée à l'avenir. Ces derniers limogeages sont-ils la réponse idoine à la crise d'irresponsabilité au Maroc? Pas vraiment !

Rwanda : Faut-il sacrifier la liberté pour sauver la croissance ?

Depuis 2000, Paul Kagamé tient le pouvoir d'une main de fer. Fort de son leadership éclairé et de son bilan économique reluisant (7% de croissance au cours des 3 dernières années), l’homme fort du Rwanda, entend briguer un nouveau mandat, ce qui lui permettra, potentiellement, de rester au pouvoir jusqu'en 2034. L’intention de Kagamé de se représenter est soutenue par des partisans qui sont prêts à renoncer à l’alternance démocratique en échange de la croissance. Ce contrat social - croissance en échange de liberté - est-il viable ?

Les banquiers marocains courtisent les petites entreprises

Représentant plus de 95% du tissu économique national marocain, les TPME (toute petite, petite, et moyenne entreprises) demeure le maillon faible de l’économie marocaine. Marginalisées et délaissées par les pouvoirs publics et le secteur bancaire dans les stratégies mises en place ces dernières années, les TPME sont aujourd’hui dans la ligne de mire des banques marocaines, qui leur promettent un meilleur accès au financement ainsi qu’un accompagnement convenable.