Christophe Yahot

La problématique de la corruption dans les Etats modernes

Pourquoi la pratique de la corruption est-elle si répandue dans certains pays, particulièrement ceux en apprentissage de la gestion moderne et démocratique comme les pays africains ? N’y a-t-il pas un lien entre leur pratique de la gouvernance et le phénomène de la corruption auquel se livrent les populations ?

Afrique : le contrat social à l’agonie

En Afrique, les pays constamment en proie aux troubles sociaux sont les plus pauvres. L’origine de ces troubles n’est pas que d’ordre économique d’autant que le continent est  potentiellement très riche économiquement. Une explication complémentaire à l’origine de ces troubles doit être cherchée ailleurs, notamment dans les rapports politiques entre le peuple et ses représentants, rapports marqués par la non concordance entre ces deux grandes « entités ».

Côte d’Ivoire : bornes et limites de la démocratie

Pourquoi faut-il qu’à l’approche des élections, notamment la présidentielle, les populations soient toujours en proie à la peur, à l’angoisse et à toutes sortes d’inquiétudes ? Est-ce parce que la démocratie est mal maîtrisée, ou parce qu’elle est chaque fois volontairement bafouée dans ses principes et modalités par nos concitoyens ? Plusieurs faits, ces derniers temps, montrent bien à quel point les choses vont dans le sens contraire de la démocratie.

Bornes et limites de la responsabilité en Afrique

Pourquoi a-t-on le sentiment que les pays africains sont incapables de réels progrès dans l’administration de nos sociétés ? Les réponses sont sans doute nombreuses et diverses. Mais une chose est sûre : nos pays sont en général confrontés à un mal récurrent et pernicieux qui se présente sous la forme d’une impossibilité à déterminer les différents niveaux de compétence et de responsabilité dans tous les domaines. Qui doit faire quoi ? commence et finit la responsabilité de chacun ?

Politique et justice

Les enquêtes relatives à certaines victimes individuelles ou collectives de violences à caractère politique n’aboutissent presque jamais à la manifestation de la vérité, encore moins à des poursuites pénales. En Côte d’Ivoire, par exemple, l’affaire Kragbe Gnabge, l’assassinat de l’étudiant Thierry Zebie, le viol des étudiantes de la cité universitaire d’Abobo, le coup d’Etat de 1999, le charnier de Yopougon, la guerre de 2002, les assassinats de nombreux citoyens, peu avant, pendant et après cette période, la tuerie des femmes d’Abobo, la bousculade mortelle du stade Houphouët-Boigny, l’accident du bus de la Sotra en 2011, la tuerie des réfugiés du camp de Nahibly, etc. ne sont que quelques exemples de l’incapacité d’une nation à faire la lumière sur certaines grandes tragédies. Ces exemples qui illustrent notre propos existent partout en Afrique. Que dire alors de la justice ordinaire concernant le citoyen lambda ?