Chris Hattingh

Sommes-nous les proies des entrepreneurs ?

Ann Crotty, dans un article du Financial Mail intitulé Le prix que nous payons pour la cupidité d’Apple), dépeint la compagnie Apple comme un fléau pour notre civilisation, une structure qui ne fait que prendre sans rien donner en retour. Outre l’argument selon lequel les entreprises doivent «redonner» (évidence dans les articles attaquant le capitalisme et le profit), le plus gros problème de l'argumentaire de Mme Crotty est qu’il est fondé sur la prémisse selon laquelle Apple aurait « braqué » une arme sur la tête de ses clients pour les forcer à lui remettre leur argent.

Pas de droits de propriété, pas d’investissements !

Le président d’Afrique du Sud, Ramaphosa, a récemment envoyé quatre personnes chargées de la promotion des investissements étrangers. Leur mission était de lever 100 milliards de dollars d’investissements au cours des cinq prochaines années. L’un de ces émissaires, l’ancien ministre des Finances, Trevor Manuel, s’est étonné que la question foncière soit un réel frein pour les investisseurs. Cela semblait pourtant évident alors que l'article 25 de la Constitution doit être amendé, supprimant ainsi la garantie des droits de propriété. Pourquoi un investisseur rationnel choisirait-il de mettre en péril son argent et ses biens en investissant en Afrique du Sud?

Le capitalisme : un système économique moral

Le capitalisme contrairement à de nombreuses critiques est moral. Pourquoi ?  Parce qu’il repose sur les droits et libertés individuels. Andile Khumalo a écrit[1] qu'il faut évoluer vers un capitalisme qui place «la société plutôt que le profit au cœur des décision et actions des entreprises». Mais la justification morale du capitalisme ne réside pas dans ses effets «pour la société» ; sa justification morale est qu’elle repose sur la notion de droits individuels.

Afrique du Sud : ouverture du ciel et décollage du tourisme

En 2013, Israël avait signé un accord «Ciel ouvert» (Open sky) avec l'Union Européenne. Les objectifs étaient d'augmenter le nombre de compagnies aériennes étrangères opérant dans le pays, accroître le nombre de routes desservies, réduire les tarifs et stimuler le tourisme. Depuis, le nombre total de billets internationaux d'Israël a augmenté de 46% entre 2012 et 2016, passant de 6 441 569 à 9 399 299. La capacité a encore augmenté pour atteindre un record de 11 041 535 en 2017[1]. Imaginez ce que Open Sky pourrait apporter à l'industrie du tourisme en Afrique du Sud !

Hausse du salaire minimum : une baguette magique ?

Quel comptable, digne de ce nom, préconiserait-il de dépenser  de manière irresponsable l’argent que vous n’avez pas et, le jour venu de rendre des comptes, adopterait la politique de l’autruche ? C'est exactement la voie suivie par le président socialiste du Venezuela, Nicolas Maduro, tout au long de son mandat et dans laquelle il persiste avec sa décision d’augmenter de 40% le salaire minimum du pays à partir de début 2018.