Chris Hatting

Pas de croissance économique sans droits de propriété solides

Pas de croissance économique sans droits de propriété solides

L'expropriation sans compensation pèse sur l'économie sud-africaine. Le Parlement est en effet en train de rédiger un amendement inconsidéré à notre Constitution. Selon Moneyweb, l'économie est bloquée dans son plus long cycle de ralentissement depuis 1945. Avec l'amendement possible à l'article 25 de la Constitution, les investisseurs locaux et étrangers ont une bonne raison de préférer faire leurs affaires dans d’autres pays africains, où leurs investissements seront plus sûrs qu’en Afrique du Sud. Si nous voulons avoir une croissance économique forte, nous devons sécuriser les droits de propriété privés pour tous. Pourquoi ?

Afrique du Sud : le gouvernement freine les entreprises

La confiance des entreprises sud-africaines est au plus bas depuis deux ans. Ça ne surprend personne. Soulignons que les politiciens sont totalement conscients de ce qu’ils font quand ils tentent d’exproprier sans compensatoire (ESC)[1] une partie de la population. La vague d’optimisme qui a suivi l’élection du président Ramaphosa s’est définitivement estompée. De toute évidence, l’Afrique du Sud s’éloigne de la liberté économique, et par extension, de son rythme de croissance économique. La « Ramaphoria » qui submergeait le pays ne reposait sur rien. Les belles paroles séductrices ont anesthésié l’esprit critique vis-à-vis des mesures prises.

La solution radicale pour l’Afrique : le capitalisme

On a essayé le collectivisme, sous toutes ses formes, malheureusement cela a échoué dans le monde entier. Cela ne pourrait jamais fonctionner même si l’on changeait les personnes responsables de sa mise en œuvre. C'est un système défaillant, à la fois conceptuellement et moralement et qui en plus cause trop de morts.  Pourtant, l’Afrique du Sud semble attiré par cette voie. La croyance en la redistribution de la richesse et le choix récent de l’expropriation sans indemnisation, sont quelques indices qui témoignent d’une volonté d’étendre le pouvoir de l’État au détriment de l’individu. Il est urgent pour l'Afrique du Sud de retrouver la voie du capitalisme.

Afrique du Sud : réguler Airbnb au détriment du client !

L’office de tourisme en Afrique du Sud (Tourism Business Council of SA, TBCSA) a appelé le gouvernement à réglementer les Airbnb opérant sur le territoire national. Selon le TBCSA, Airbnb menacerait la survie des fournisseurs de services d'hébergement classiques, tels que les hôtels, ce qui pourrait entrainer des pertes d'emplois. Au lieu de se remettre en cause et d’examiner les faiblesses des opérateurs classiques, le TBCSA a préféré se tourner vers le gouvernement pour qu’il use de son pouvoir de coercition en vue de restreindre la concurrence.