Amir Mastouri

Tunisie : comment gérer le retour des « djihadistes » ?

En Tunisie, la question du retour d’à peu près 5000 combattantspartis faire le « Jihad » pour le compte de Daech (Organisation de l’Etat Islamique), n’a eu de cesse d’attirer l’attention de l’opinion publique, si ce n’est de l’inquiéter. En réaction à cette perspective troublante, certains appellent à une amnistie, quand d’autres cèdent à la facilité répressive. Par quels moyens peut-on réduire au minimum les risques liés à ce retour déjà en marche ?

Tunisie : Quand l’agresseur sexuel échappe à la prison en épousant sa victime

L'affaire de la jeune fille de treize ans, violée, mise enceinte, et mariée à son agresseur (membre de sa belle famille), sur fondement d'une loi de 1958, a suscité un tollé en Tunisie. L'article 227 bis du Code pénal, prévoit une peine de prison de six ans pour toute personne ayant « fait subir sans violence l’acte sexuel à un enfant de sexe féminin âgé de moins de 15 ans accomplis », mais il stipule aussi que « le mariage du coupable avec la victime (…) arrête les poursuites », permettant ainsi à l'agresseur d'échapper à sa condamnation. Cette article est au cœur de tous les débats, opposant les conservateurs aux progressistes. Pourquoi faut-il abroger cette loi ?

Tunisie : les lacunes du processus de justice transitionnelle

Le lancement officiel des auditions publiques des témoignages des victimes de la dictature, est aujourd’hui au centre du débat en Tunisie. Entre un discours idéalisateur d’un côté, et un regard sceptique voire méprisant de l’autre, quelle lecture objective peut-on faire de cet événement ?

Tunisie : le gel des salaires, une panacée ?

En Tunisie, la situation économique ne fait que se dégrader, rendant ainsi davantage pénible le quotidien du citoyen lambda. Le gouvernement actuel, s’efforçant de prouver sa capacité à faire face à la crise, vient de prendre la décision de geler les salaires. Cette mesure a été accueillie par un refus ferme de la part des différents acteurs sociaux. Que faut-il donc faire pour qu’une telle mesure impopulaire, mais nécessaire, soit légitime et acceptée par les Tunisiens ?

Tunisie : Lutte contre le terrorisme face aux droits et libertés individuels

Il ne fait aucun doute que l’attentat-suicide contre un bus de la garde présidentielle dans le centre de Tunis mardi 24 novembre 2015, ayant fait 12 morts et 20 blessés parmi les membres des forces de sécurité, a mis la Tunisie, encore une fois, face au dilemme sécurité/liberté. Peu de temps après l’attentat-suicide, l’Assemblée des Représentants du Peuple a adopté une nouvelle loi dite « antiterroriste ». Cette disposition législative renforce les pouvoirs de surveillance des forces de sécurité, et permet aux autorités de procéder à des actes restrictifs des libertés. Pour certains, la lutte contre le terrorisme exige l’abandon des droits et libertés individuels. D’autres continuent à croire que liberté et sécurité sont conciliables, voire complémentairesL’efficacité de la guerre contre le terrorisme, implique-t-elle forcément le sacrifice des droits et libertés individuels ?