Alexander Hammond

Afrique : une zone de libre-échange pour exorciser les démons du socialisme

La ZLEC socle de la croissance des pays africains

Après la ratification par la Gambie, pays d'Afrique de l'Ouest, de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) en avril, le seuil de vingt-deux nations, nécessaire à l'entrée en vigueur du pacte commercial, est désormais atteint. C’est une bonne nouvelle pour l’Afrique, car non seulement une zone de libre-échange à l’échelle du continent stimulera l’économie de la région, mais l’accord relatif à la zone de libre échange représente un changement idéologique important par rapport aux relents socialistes qui hantaient une grande partie du continent depuis son indépendance.

La zone de libre échange africaine au secours de millions de pauvres

Récemment les pays africains ont créé, signé et ratifié la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). Cet accord est l'un des plus importants efforts de libéralisation commerciale depuis la création de l'Organisation mondiale du commerce en 1995. Le 1 juillet dernier, lors du 31ème Sommet de l'Union africaine (UA) à Nouakchott en Mauritanie, le nombre total de signataires de la ZLEC a atteint 49 parmi les 55 États membres de l'Union africaine (UA). Peut-on dire que le libre-échange est devenu le courant dominant de la politique africaine?