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Nigéria : L’urgence de rompre avec le statu quo

Pour sauver le Nigeria, il y est une bataille entre le clan des partisans du statu quo et celui qui appelle aux réformes. Les partisans du statu quo ont gagné la bataille depuis plus d'un demi-siècle. Quant aux réformistes, ils ont l’opportunité de mener une nouvelle bataille même s’ils ont peu de chances. Les signes de la victoire du statu quo en vigueur sont tout à fait évidents : nous sommes l'un des pays les plus pauvres du monde malgré plusieurs cycles de boom pétrolier, nous avons la plus grande population mondiale et malgré cela nous avons l'un des plus haut taux de mortalité maternelle au monde, nos hôpitaux sont malades, nos écoles manquent de livres et d’enseignants lesquels ont besoin de formation. Les réalités de notre pays sont horribles.

Les fonctionnaires africains sont-ils culturellement paresseux ?

En Tanzanie, les fonctionnaires sont condamnés à six heures de prison s’ils sont en retard à une réunion. Bien qu’étant insolite, et qu’il soit difficile de quantifier le phénomène, cette information n’est pas moins intéressante car elle soulève un grand problème auquel l’administration africaine est confrontée : l’absentéisme de ses agents. En effet, les horaires de travail sont difficilement respectés par nos fonctionnaires si bien que la présence devient l’exception et l’absence, la règle. Pour expliquer l’absentéisme dans l’administration africaine, une idée assez répandue laissera entendre que le fonctionnaire africain est culturellement paresseux et non assidu. Qu’en est-il vraiment ?

L’autorité électorale à l’épreuve de l’alternance démocratique au sommet de l’Etat

En se basant sur l’expérience démocratique des pays francophones subsahariens, Mohamed Madi Djabakaté publie en 2015 chez L’Harmattan L’autorité électorale à l’épreuve de l’alternance démocratique au sommet de l’Etat, une appréciation de la place des Organes de Gestion des Elections (OGE) dans le processus démocratique en Afrique. Ces OGE, appelés encore CENI, CNE, CEI… sont-ils réellement indépendants  dans l’organisation des élections, comme le stipule leur nom ? Une interrogation à laquelle tente de répondre l’auteur en se fondant sur deux argumentaires.

67% des camerounais non desservis en eau potable : les remèdes au fléau

Le Cameroun possède l’un des premiers réservoirs d’eau souterraine et d’eau de surface en Afrique selon la FAO. Dans le pays, le nom de l’essentiel des départements administratifs est en général celui du cours d’eau qui l’arrose. Pourtant, le taux de desserte en eau potable était de 33% en 2010 selon la BAD, comparé à un pays sahélien comme le Sénégal ce taux était de 98% en milieu urbain et de 82% en zone rurale. En clair, 67% de Camerounais n’étaient pas connectés au réseau d’adduction d’eau et étaient exposés à tous risques de santé et autres spéculations de prix pratiquées par les gérants des fontaines.

Affaire Soro : Ne pas succomber à l’argument souverainiste !

La révélation d’un enregistrement sonore rapportant une conversation entre le présumé Guillaume Soro, président de l’assemblée nationale, et Djibril Bassolé, le Général ayant mené le putsch raté de septembre 2015, et écarté de la course à la présidentielle au Burkina Faso, a soulevé un tollé général. Quelques jours avant la diffusion de cet enregistrement, Djibril Bassolé instruisait l’ancienne garde de Blaise Compaoré (RSP), commandé par le général Diendéré, de faire un coup d’Etat pour essuyer cet affront dont il serait victime. Auparavant chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro, qui a l’expérience de la prise du pouvoir par la force, aurait donné conseillé son ami Bassolé pour la réussite d’un nouveau plan de renversement.